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Sur le tombeau de Claude Gouffier figurent deux crânes encadrant le monogramme et sa devise (écrite de droite à gauche).
Les crânes (ainsi que la représentation du transi) peuvent être rapprochés du tableau "Memento Mori" que Claude a rapporté de Calais en 1558.

Un tableau réalisé en 1533 par Hans Holbein le Jeune porte aussi un crâne : Les Ambassadeurs.

En effet, il contient, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

Le contraste de ce crâne avec le sujet principal de cette peinture qui représente deux hommes importants, un ambassadeur de France auprès de la cour d'Angleterre, dont le frère est lui-même ambassadeur auprès de la papauté et un évêque issu d'une famille de riches marchands, en fait une vanité, une œuvre qui symbolise que la mort rend insignifiants les luxes et les aspirations de l'existence, et que le chrétien doit avant tout se préparer au Jugement dernier.

Claude Gouffier connaissait-il ce tableau ? ....

Dans la collégiale, sur le tableau représentant Saint Jérôme figure un crâne ...

Du 9 décembre 2017 au 18 février 2018, le château d'Oiron, a proposé dans la Chambre du Roi, une installation sonore et interactive de l’artiste Pierre Redon avec la technologie EyeDee de Suricog.

Je reprends brièvement une partie de la présentation officielle :
"Aujourd’hui, 375 ans après le décès de Louis Gouffier, le Centre des monuments nationaux invite l’artiste Pierre Redon pour une création sonore et interactive inédite ... Cette commande prend appui sur les différentes histoires et mémoires qui ont parcouru le monument et le territoire environnant au cours de ces derniers siècles. Entre rituel magique, alchimie cette création sonore offre un dialogue avec le patrimoine du château d'Oiron, l’histoire locale des possessions de Loudun ou l'actualité de l'immigration. Une expérience sensorielle où sirènes et chérubins répondent au regard et à l’émotion de chacun avec des notes de musique (clavecin, contrebasse, violon ou voix humaine), tandis que les allégories de l’Europe, de l’Amérique, et de l’Afrique sous la forme d’une voix narrative amènent chacun à une exploration sonore... "

Pour plus de détails et retrouver les textes, on pourra se reporter au site de Pierre Redon en cliquant ici.

Je ne sais pas exactement quelles étaient les intentions profondes de l'artiste. Ce qui suit est purement personnel et ne reflète que ma propre vision.

Il me semble qu'on pourrait faire un parallèle entre les trois textes sonores et les trois étapes de l'oeuvre alchimique (sachant que le nombre d'étapes est très variable suivant les auteurs) :

Europe = oeuvre au noir (dissolution - séparation - purification )
Le texte proposé était en relation avec les possédées de Loudun.

Amérique = oeuvre au blanc (sublimation)
Le texte proposé était en lien avec l'Alchimie et le messager d'Hermès.

Afrique = oeuvre au rouge (rubification)
Le texte proposé était en lien direct avec l'actualité de l'immigration mais il me semble qu'on peut aussi l'interpréter, comme un voyage initiatique : après moult pérégrinations diverses plus ou moins choisies, le retour au village symbolise le retour vers soi-même (vers son soi véritable ?) .


Dans le judaïsme, on évoque la notion de Techouva.

"La repentance est, en fait, synonyme de regret. ...  La Techouva, en revanche, est un retour. Un Juif est bon, par nature et il souhaite avoir un comportement judicieux. Mais ...  il peut aussi mal agir. Il n'en reste pas moins qu'il est bon, de manière naturelle. Sa Techouva est donc un retour aux sources, aux origines, à son moi profond, qui, dès lors, se révèle et dirige sa vie."
Citation provenant du site Loubavitch.fr

Voici quelques extraits de la fin du texte :
"Les années ont passé … Je suis de retour aux portes du désert. Je dois traverser à nouveau pour rentrer au village. J’ai beaucoup grandi. ...
Je suis la gravité, la plénitude, le poids mais aussi la mobilité. Je sens une grande force intérieure et une grande longévité ...
Je ressens les vibrations du sol ...
J’entends les tambours et les oiseaux qui m’appellent au village..."

 

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Une relation mathématique et/ou une œuvre d’art peuvent être « lues», « perçues » selon plusieurs niveaux.
Je souhaite prendre comme exemple pour la relation mathématique le théorème de Pythagore et pour l’art une œuvre de Giulia Andreani présentée au château d’Oiron dans le cadre de l’exposition temporaire décalageS (du 15 décembre 2018 au 10 mars 2019).

Sept femmes 2015
série de 7 tableaux, acrylique sur toile 35 x 27 cm chacun
Collection FRAC Poitou-Charentes

Pour plus de détails sur cette œuvre, on pourra se reporter au site du FRAC Poitou-Charentes en cliquant ici.
Pour plus de détails sur l’exposition temporaire décalageS, on peut utiliser le lien : http://amisdeoiron.fr/decalages

Niveau 1 : point de vue émotionnel et/ou esthétique

Ce niveau est basé sur la perception visuelle et sur l’émotion immédiate.
On peut être sensible au dépouillement d’un triangle rectangle, à ses « formes harmonieuses » …
On peut trouver les sept femmes "agréables" à regarder, apprécier leur regard …
Citons un extrait du texte des commissaires-citoyens (dont j’ai eu le plaisir de faire partie) :
« La banalité de la pose et de la tenue pourrait laisser penser qu’il s’agit de simples portraits d’identité. »

Niveau 2 : "collège"

« Ces sept peintures sont des portraits de femmes jugées pour crime contre
l’humanité à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Les femmes portraiturées ne sont pas apprêtées car les photographies de ces femmes
qui m’ont servi de modèles ont été prises au moment de leur détention
avant qu’elles ne soient jugées et exécutées. »
Extrait de l’entretien Giulia Andreani, Sept femmes
Le Point Contemporain, 9 mars 2016

Niveau 3 : "lycée"

La relation d’Al-Kashi se démontre en classe de première S en utilisant le produit scalaire de deux vecteurs. Si ABC est rectangle en A , on retrouve le théorème de Pythagore.


L’artiste fait référence au livre de Wendy Lower : Les furies d’Hitler. Comment les femmes allemandes ont participé à la Shoah, 2014.
« Elle montre comme le nazisme a eu un rôle émancipateur
 les femmes qui étaient soumises au modèle du KKK (Kinder, Küche, Kirche
soit enfants, église et cuisine). Il est très difficile d’évoquer cet aspect de l’histoire, mais il est vrai que les femmes venant de milieux très défavorisés, en adhérent au national-socialisme et en prenant place dans ces postes accédaient à un salaire élevé et à un logement meilleur. »
Extrait de l’entretien Giulia Andreani, Sept femmes
Le Point Contemporain, 9 mars 2016

Niveau 4 : "université"

Au passage, on peut rappeler que les espaces de Hilbert sont utilisés en physique quantique. A chaque système physique est associé un espace de Hilbert. L'état du système est défini à chaque instant par un vecteur normé de cet espace. A toute grandeur physique est associée un opérateur linéaire auto-adjoint : il est l'observable correspondant à la grandeur.
De même, dans la théorie de la Relativité Générale, au lieu d'un espace euclidien dont la métrique qui permet de calculer la distance entre deux points s'obtient en écrivant la relation de Pythagore, on utilise un espace de Riemann en généralisant la métrique utilisée (courbure ou torsion).

Lors de sa conférence, dans le cadre de l’exposition, l’historien et critique d’art, Thierry Savatier s’est interrogé sur ce que ce sadisme nous révèle de la nature de l’être humain.

On rejoint le philosophe Schopenhauer :

« L’homme est au fond une bête sauvage, une bête féroce. Nous ne le connaissons que dompté, apprivoisé en cet état qui s’appelle civilisation : aussi reculons d’effroi devant les explosions accidentelles de sa nature. Que les verrous et les chaines de l’ordre légal tombent n’importe comment, que l’anarchie éclate, c’est alors qu’on voit ce qu’est l’homme »

A. Schopenhauer. Lichtstrahelen aus seinen Werken

Les réflexions suivantes sont totalement personnelles.


L'émergence de la vie a obligé de doter chaque organisme vivant d'un instinct de conservation et d'une certaine dose de violence intérieure afin de permettre sa survie (même si dans la "Nature", parfois, certains organismes collaborent au lieu d'entrer en compétition).
Donc, suite à l'évolution de la vie, pour se maintenir,  tout être vivant est égoïste, égocentrique et raciste.
Ce qui est vrai au plus bas niveau n'est pas forcément adéquat (et souhaitable) à un niveau plus élevé.
L'être humain, plus ou moins confusément, s'est rendu compte que, pour une efficacité collective plus importante, il était souhaitable de canaliser cette violence.
Une première étape est le remplacement de la violence physique par la violence verbale.
Un des buts de la religion (en principe, même si, hélas, elle a l’effet contraire) est de canaliser cette violence par des sacrifices réels (sacrifices humains, sacrifices d’animaux, bouc émissaire ...) ou symboliques (communion, rituel, …)
Il pourrait en être de même du sport remplaçant le combat par la compétition (où tout le monde est à égalité au départ et il n’y a pas de mort violente) même si, hélas, il est aussi utilisé pour renforcer le nationalisme, c'est-à-dire la cohésion d'un Etat au détriment d'une visée plus universaliste.

A contrario, le nazisme (et tous ses avatars) par contre a pour but d'exacerber cette violence.

On peut donc considérer que les actions des Sapiens peuvent se répartir dans les "3 C".
COMBAT
COMPETITION
COOPERATION

On pourrait naïvement penser qu'il s'agit d'une gradation : l'être humain part du combat, puis passe par le stade la compétition et enfin comprenant que tous les êtres humains sont soeurs et frères arriver au stade de la coopération.

Dans le monde actuel (ou précédent), on ne peut pas se passer de la phase de combat : s'il n'est pas livré envers les autres humains, pour survivre, il faut au moins combattre les autres animaux ou tout au moins se protéger d'eux. Pour se nourrir, il semble irréaliste que l'ensemble des humains soient végétariens et même dans ce cas : le cri de la carotte ...
Se passer de la compétition serait se faire des illusions sur la nature humaine ; en effet, de temps à autre (je dis bien de temps à autre et non de façon permanente comme certaines personnes le pensent en supposant que s'il n'y a pas concurrence, l'être humain ne fait rien), une saine émulation permet de "stimuler" les efforts de l'être humain.
De toutes façons, la compétition ou la coopération suppose que tout le monde joue suivant les mêmes règles : une compétition n'a de sens que si elle exclut les "tricheurs" ; la coopération devient rapidement invivable si certains coopèrent de façon lointaine ou profitent du labeur d'autrui.

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Hic Terminus Haeret

La devise de Claude Gouffier est disséminée dans le château et dans la collégiale. Elle provient du monologue de Didon dans l'Enéide de Virgile (Livre IV, 614).
Sa traduction, dans le contexte, peut être : "si ce terme est immuable" (J. Perret) ou "si cette borne est inébranlable" (Paul Veyne)

Selon son emplacement dans le château, on est amené à envisager d'autres acceptions :
"Ici est le terme"
"Ici est la fin"
"Cette fin est fixée"

TANTAENE ANIMIS COELESTIBUS IRAE

Cette phrase figure sur la cheminée du cabinet des Muses
au-dessus du tableau représentant Diane et ses nymphes.
Elle est tirée de l'Enéide (Livre I, vers 11).

Plusieurs traductions sont possibles :
Entre-t-il tant de colère dans les âmes divines ?
Les âmes des dieux éprouvent-elles de si grands ressentiments ?
Les âmes célestes éprouvent-elles d’aussi grandes colères ?
De pareilles rancunes en des âmes célestes ? (Paul Veyne)

Ante Mare, Undae

A ma connaissance, cette phrase n'est pas "physiquement" inscrite dans le château. Cette devise est celle de la famille de Françoise de Rochechouart de Mortemart (Madame de Montespan). Elle met l'accent sur l'ancienneté des origines de la lignée ("Avant que la mer fût au monde, Rochechouart portait les ondes").

N'oublions pas les devises de la Chambre du Roi

Les informations ci-dessous proviennent de deux articles de Grégory Vouhé qu'on pourra consulter avec profit :
Oiron, La chambre du Roi
Revue : L'actualité Poitou-Charentes n° 102 (octobre - novembre - décembre 2013)
De retour à Oiron
Revue : L'actualité Nouvelle-Aquitaine n° 119 (janvier - février - mars 2018)

On pourra retrouver ces articles sur Internet à l'aide, par exemple, de la page de liens présente sur le site des Amis d'Oiron en cliquant ici.

Le coffrage de menuiserie de la cheminée porte sur ses côtés deux emblèmes figurant des navires et surmontés des inscriptions «tranquillité nuit» et «souvent les vents contraires aident», qui se complètent et peuvent se traduire ainsi : «dangereuse la mer calme, favorables les vents contraires».

Les têtes de chérubins qui soufflent sur une lanterne sont une représentation traditionnelle du vent : "Ce qu'il cache, il le sauve"

Un animal fantastique, le lièvre de mer, s'est prudemment abrité sur le rivage après avoir su détecter la tempête à venir : «La prudence l’a protégé».

Selon Pline, Plutarque et Sénèque, le laurier n'est jamais frappé par la foudre ; cette devise exprime la constance au milieu des coups du sort : «je serai vigoureux malgré l’obstacle»
(isllo est une mauvaise graphie, peut-être dénaturée par l’effacement des
premières lettres ?)

Une pierre est attachée à l'une des branches du palmier : «Ni par son poids, ni par la force».

Une main remplit un moulin à poivre : «en cassant en menus morceaux
il diminue».

Une boussole sur fond de paysage (la partie gauche a disparu) : «… mais il entraîne par amour».

Des chiens la gueule en sang qui se disputent un hérisson : «celui qui n’est pas blessé blesse en voulant blesser».

Un aigle dans les airs (partie gauche manquante); ium est tronqué, ce peut être une désinence de génitif pluriel (peut-être de avium, les oiseaux), mais aussi un nominatif ou un accusatif, par exemple diluvium : le déluge. Animis : «pour les âmes».

Un lion attaque un taureau (il manque la partie droite) : "courageux et bon " ?

On lit seulement la fin de la devise : «la fortune craint»

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Il me semble qu'on peut "percevoir" le château de trois façons (évidemment non exclusives) :

- artistique : collection Curios & Mirabilia, mais aussi peintures de la Galerie Renaissance, cabinet des Muses, plafond de la Chambre du Roi, plafond de la salle d'armes ...

- architecturale et historique : différentes étapes qui ont amené, au cours des siècles (de 1475 à 1985), le château dans son état actuel

- allégorique et symbolique
peintures de la galerie Renaissance, neuf caissons du plafond de la Chambre du Roi, cabinet des Muses (peut-être ?), ... symboles disséminés sur les murs ... éléments de la collection ...

On peut aussi représenter ces trois aspects par trois photos.

La photo de gauche (© P. Labrousse) provient du livre Le château de OIRON Renaissance – La guerre de Troie retrouvée (1974). Elle présente de ce fait une vue du château pré-Meltem.

La photo de droite (© Les Amis d'Oiron) provient des Montgolfiades 2015 et figure, entre autres, sur le set de table proposé par l'Association des Amis d'Oiron (issue, en 1998, de l'association Accueil et Promotion de l'Art Contemporain au Château de Oiron, fondée en 1989).

La photo du bas (© Patricia Beaumont) représente une vue générale du château dans la brume.

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Dans le cadre de l'exposition temporaire décalageS au château d'Oiron du 18 décembre 2018 au 10 mars 2019, les commissaires-citoyens (dont j'ai eu le plaisir de faire partie) ont placé dans les combles du deuxième étage deux oeuvres de Giulia Andreani : Trois femmes (2015, collection FRAC Poitou-Charentes) et Sept femmes (2015, collection FRAC Poitou-Charentes).
Pour plus de détails sur ces oeuvres, voir le site du FRAC Poitou-Charentes en cliquant ici.

Pour plus de détails sur cette exposition, on pourra se reporter au site des Amis d'Oiron en cliquant ici.

Pour l'instant ... pas de commentaires ...

 

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Dans le cadre de l'exposition temporaire décalageS au château d'Oiron du 18 décembre 2018 au 10 mars 2019, les commissaires-citoyens (dont j'ai eu le plaisir de faire partie) ont placé dans la salle d'Armes l'oeuvre de Fred Lonidier : 29 arrests (1972-2010, collection FRAC Poitou-Charentes).
Pour plus de détails sur cette oeuvre, voir le site du FRAC Poitou-Charentes en cliquant ici.

Pour plus de détails sur cette exposition, on pourra se reporter au site des Amis d'Oiron en cliquant ici.

 

Quelques égalités possibles :

Autre égalité possible : 29 = 12 + 8 + 9

12 corps en morceaux de Daniel Spoerri dans la salle d'Armes
8 : octogones au plafond du salon de l'Arlequin
9 : 9 muses du cabinet des muses ou 9 éléments du plafond de la Chambre du Roi

Je ne cherche pas à être original. Je voudrais simplement rappeler, à mon avis, les trois types de danger menaçant l'humanité et les relier (simple jeu intellectuel) aux différents oeuvres présentes dans la Tour des Ondes.

Danger nucléaire

"Je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex." Albert Einstein
On peut être moins optimiste car la quatrième guerre mondiale pourrait ne pas avoir lieu, faute de combattants. Même si les gouvernements ne le souhaitent pas, il suffit d'une "étincelle", d'un "malentendu" pour embraser le monde.
Lors de la crise des missiles de Cuba, ni Kennedy, ni Kroutchev ne souhaitaient déclencher une guerre atomique mais à force de promener les allumettes devant les barils de poudre ... Souvenons-nous du 27 octobre 1962.

Deux oeuvres au rez-de-chaussée peuvent être reliées à l'avenir sombre du genre humain :
L'oeuvre de Céline Vaché-Olivieri : Blocks. Dans le cadre de l'exposition temporaire Déclassement (présentée au château du 23 juin au 30 septembre 2018), l'artiste a emprisonné des objets dans des blocs de matière soluble à l'eau, opaques et mutiques.

Les Alebrijes, créatures de papier mâché imaginées par la famille Linares, forment un bestiaire fantastique qui accompagne la célébration des rites funéraires.

Danger écologique

"Si les abeilles disparaissent de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre". (citation faussement attribuée à Einstein).

La salle des Ouvrières de la reine présente un mur de cire d'abeille construit par Wolfgang Laib.

Decentre-Acentre, de Tom Shannon, propose un état d'équilibre entre "les étoiles et les molécules". L'oeuvre subsiste grâce à la distance précise entre le disque central et la calotte sphérique supérieure (point où la force de répulsion des aimants est équilibrée par le poids de la dite calotte). Si cette distance se modifie pour quelque raison que ce soit, l'équilibre est rompu.

Danger "I.A."

Mauvaise utilisation de l'Intelligence Artificielle, ou plutôt, comme toutes les découvertes, utilisation par les armées du monde à des fins qui se prétendent toujours défensives mais qui n'ont d'autre buts que la domination d'un groupe de "sapiens demens" sur le reste de l'humanité.

Le quartz incrusté dans les oeuvres de Marina Abramovic est à rapprocher de la silice utilisée dans les composants électroniques ...

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Dans la salle à manger figure l'oeuvre de Raoul Marek destinée à créer une relation durable avec les habitants du village d'Oiron.
Pour plus de précisions, voir le site du château : www.chateau-oiron.fr

Chaque convive est identifié par trois éléments : le profil sur l'assiette, le verre où sont gravées ses initiales, la serviette portant l'empreinte de la paume de sa main.

On pourrait faire correspondre à chaque élément une lettre hébraïque.

Je souhaitais m'arrêter là quand, par hasard, j'ai feuilleté un ouvrage d'Annick de Souzenelle (Le livre des guérisons, 2017) où elle donne en plus une autre signification de ce terme à l'occasion de la guérison de l'aveugle de Beit Tsaïdah (page 52).
...

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Dans le comble de la Tour des Ondes qui servait autrefois de pigeonnier, Marina Abramovic a placé son oeuvre Room for Departure (1994).
Elle se compose de trois éléments : Bed from Mineral Room, Chair from Mineral Room, Mirror from Mineral Room.


Pour plus de précisions, de nombreux sites internet sont à votre disposition.

Faire un commentaire au point de vue artistique sur l'oeuvre ou sur son auteur est totalement hors de mes compétences et tel n'est pas mon propos.
Je souhaiterai beaucoup plus modestement faire part des "pensées" (si on peut les qualifier ainsi) inspirées par ces éléments.

Le lit et le quartz noir me font penser à l'épisode biblique de l'échelle de Jacob.
"Jacob sortit de Beer-Sheva et partit pour Harran. Il fut surpris par le coucher du soleil en un lieu où il passa la nuit. Il prit une des pierres de l'endroit, en fit son chevet et coucha en ce lieu. Il eut un songe : voici qu'était dressée sur terre une échelle dont le sommet touchait le ciel ; des anges de Dieu y montaient et y descendaient." (Traduction Oecuménique de la Bible).
Au château, vu l'exigüité du lit, il ne me semble pas réaliste d'y faire un somme et de bénéficier d'un rêve. Plus prosaïquement, on peut contempler (voire méditer sur) la charpente de la Tour des Ondes (dont on peut apprécier une maquette au 1/15ème en chêne, "chef d'oeuvre" de Nicolas Hermann, compagnon charpentier du Devoir à l'étage ci-dessous.).

Le quartz vert situé à l'arrière de la chaise m'a évoqué instantanément quand je l'ai découvert le héros principal d'un roman de l'écrivain de science-fiction Alfred Elton VAN VOGT : Le monde du non-A. Dans cet ouvrage, le héros, Gilbert Gosseyn dispose d'un cerveau second ...


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Visuellement, ces trois oeuvres peuvent faire penser à des lettres hébraïques :

  • Lit = ח (het) (un peu allongé ... il est vrai)
  • Chaise = ל (lamed)
  • Miroir = ו (wav)

Ces lettres peuvent ensuite former des mots :
ל ו ח (louah) =  tablette (de la loi ?)
ח ו ל (hol) = sable

Et pourquoi pas ... une correspondance avec le symbolisme alchimique ?

  • Lit : oeuvre au noir
  • Chaise : oeuvre au blanc
  • Miroir : oeuvre au rouge