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Dans la galerie Renaissance, à gauche de la cheminée, la peinture représentant le Tartare ne correspond pas à la description de Virgile mais reflète plutôt une illustration de la traduction française du Songe de Poliphile (1546).

Quant au deux peintures précédentes, le Rameau d'Or fut entièrement refait par Louis Gouffier et l'Entrée d'Enée aux Enfers a été repeint sous Louis Gouffier d'après les vestiges originels.

Nul ne sait quelle était la peinture originale correspondant au Rameau d'Or ; bien sûr, il semble raisonnable (et même très probable) qu'elle représentait la visite d'Enée chez la Sibylle.

Citons Jean Guillaume (La Galerie du Grand Ecuyer, 1996)
"La treizième composition, ruinée, fut refaite par Louis Gouffier qui eut l’idée bizarre de faire peindre à sa place Hercule et les juments de Diomède d’après une gravure des Images de Philostrate. L’ouverture de la fenêtre fit ensuite disparaître la moitié droite de la scène, mais non le côté droit du cadre. Aujourd’hui, tout semble dater du XVIIème siècle, mais les parties décoratives, à en croire le restaurateur, sont en partie conservées. Nous pouvons reconnaître l’aspect original du soubassement en trompe-l’oeil et de l’encadrement, beaucoup plus simple que dans les autres peintures, et identifier la branche située à gauche du cartouche qui n’a été reprise que par endroits : ses teintes pâles, transparentes même, prouvent qu’elle appartient à la composition initiale. Les vestiges de cet ornement – qui n’a de toute façon aucun rapport avec les Juments de Diomède – permettent d’identifier le sujet originel.

La branche, en effet, est entièrement dorée : tige, feuilles, fruits, tout a la même couleur. Un motif aussi étrange s’explique certainement par le sujet autrefois représenté au-dessus : visite d’Enée à la Sibylle ou découverte du rameau d’or.  …

La dernière composition, qui fut peinte en premier, occupe l’extrémité du mur sud-ouest, tout le mur nord-ouest, et le mur nord-est jusqu’à la cheminée. Elle est divisée en deux parties égales par la fenêtre d’axe, mais ces deux moitiés qui comportaient chacune un sujet différent ne constituent pas deux compositions séparées. Les cartouches ont d’ailleurs la même forme à droite et à gauche.
Le côté gauche a été, comme on l’a dit, repeint par Louis Gouffier : dans un grand paysage très médiocre, le chien Cerbère garde l’entrée des Enfers représentée de façon naïve, suivant la tradition médiévale, par une gueule de monstre ouverte. Certaines parties, reconnaissables à la transparence de leurs tons, appartiennent cependant à la composition primitive : une bonne part du soubassement, le corps des griffons qui supportent le cartouche, le buste et une tête de Cerbère. Ces derniers vestiges sont importants car ils prouvent que le sujet actuel n’a pas été entièrement inventé : le thème initial devait être l’arrivée d’Enée aux Enfers.
La partie droite, fort heureusement, n’a pas été refaite au XVIIème siècle.  ... Le sujet de la composition est l’Enfer, plus exactement le Tartare où les criminels reçoivent leur châtiment.  ...
Enée n’a pas sa place dans cette scène d’horreur : le héros n’a pas pénétré dans le Tartare qui lui est seulement décrit par la Sybille. ... Il s’agit seulement d’une évocation : Enée lui-même et la Sibylle se trouvaient certainement dans l’autre partie de la peinture, à gauche de la fenêtre.
Cela dit, l’Enfer d’Oiron ne ressemble pas à celui de Virgile : la Sibylle décrit des supplices individuels, alors que la peinture montre une image globale de l’Enfer où l’eau et le feu résument tous les supplices. Une telle conception est neuve, beaucoup plus dramatique et mieux adaptée aux moyens de la peinture, toutefois elle n’appartient pas en propre à Noël Jallier.
Le Songe de Poliphile décrit en effet un « tableau » très proche de la peinture d’Oiron : l’Enfer, « clos d’une vieille porte rouillée », est un abîme au fond duquel se trouvent côte à côte un lac de feu et un lac glacé ...
La gravure n’existe pas sous cette forme dans les deux éditions italiennes : elle apparaît seulement dans l’édition française de 1546, l’année même où fut exécutée la peinture. Le peintre a vraisemblablement vu le dessin original qui servit ensuite au graveur : la composition d’Oiron est inversée par rapport à la gravure."

 

Le Songe de Poliphile est un livre énigmatique. Pour l’alchimiste Fulcanelli, le Songe de Poliphile est une œuvre hermétique qui contient les connaissances utiles à l’accomplissement du grand œuvre (cf. Les Demeures philosophales, livre 2.).
Dans ce cas, on pourrait supposer que les dernières peintures (qui furent faites en premier) auraient une "coloration alchimique".

Dans, le Splendor Solis , traité alchimique manuscrit du XVIe siècle, une des vingt-deux enluminures s'intitule : L'arbre des philosophes.

Une des interprétations possibles est la suivante : Énée, vêtu de rouge, reçoit des mains de son fils une branche de l'Arbre de Vie afin qu'elle le protège lors de son passage par la putréfaction et le feu purificateur des Enfers. … Les trois personnages portent des vêtements aux couleurs principales de l'alchimie : noir (le commencement), blanc (l'étape intermédiaire) et rouge (la perfection). …

Dans cette optique "alchimique", on pourrait envisager l'hypothèse que la peinture "Le Rameau d'Or" représentait, à l'époque de Claude Gouffier, un "tableau illustrant les étapes du Grand-Oeuvre" en utilisant le symbolisme d'Enée, Anchise et Ascagne.

François d'Aubusson a créé, en face de la galerie Renaissance, un portique ouvert terminé par une tour à rez-de-chaussée.
De cette manière, depuis la galerie des peintures, on pouvait voir plus facilement la collégiale.

Je reviens donc sur la correspondance que l'on peut faire actuellement entre les peintures et les différents éléments figurant dans le Guide de la Collégiale.

1 - Prologue - Façade de la collégiale

2 - Assemblée des Dieux - Nef de la collégiale

3 - Jugement de Pâris - Porte seigneuriale

4 - Enlèvement d'Hélène - Tombe de l'Amiral Guillaume de Bonnivet

5 - Sacrifice d'Iphigénie - Tombe de Philippe de Montmorency

6 - Combat près des vaisseaux - Tombe d'Artus Gouffier

7 - Scènes de Combat - Tombe de Claude Gouffier

8 - Le combat singulier - Les chapelles du chœur

9 - La mort d'Hector - L'autel et le retable

10 - Le cheval de Troie - Tableau : Saint Jérôme

11 - La fuite d'Enée - Tableau : Saint Jean-Baptiste dans le désert

12 - Les armes et les combats d'Enée- Tableau : Saint Claude et Claude Gouffier

13 - Le rameau d'or - Tableau : L'institution du Rosaire

14 - Enée aux Enfers - Tableau : La Résurrection

15 - La cheminée - L'énigmatique crocodile

16 - La chapelle haute - Le buffet d'orgue

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« Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! » Shakespeare, Richard III

“Nous sommes les abeilles de l’Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l’accumuler dans la grande ruche d’or de l’invisible.”
Rainer Maria Rilke (écrivain et poète autrichien)

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« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. »
Ecclésiaste 1:2

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"Sans la musique, la vie serait une erreur." Friedrich Nietzsche

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"J'ai vu plus loin que les autres parce que je me suis juché sur les épaules de géants."
Isaac Newton
"Les mathématiciens peuvent se flatter qu'ils possèdent de nouvelles idées que la simple langue humaine est encore incapable d'exprimer ." James Clerk Maxwell

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"Noël au scanner, Pâques au cimetière." Pierre Desproges

"Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie." Blaise Pascal

"L'éternité c'est long, surtout vers la fin." Franz Kafka

Du 25 juin 2023 au 2 octobre 2023, Gloria Friedmann, dans le cadre de son exposition "Eden Utopie", au château d'Oiron, a proposé dans les combles Renaissance quelques unes de ses oeuvres sous l'appellation : "Terminus les Etoiles".

En se dirigeant vers le fonds de la pièce, on assiste à une lente dégradation de l'humanité aboutissant à la "fin du monde".
Mais en revenant, peut-être, peut-on voir un itinéraire permettant d'échapper à ce destin tragique ?

Tout ce qui suit est bien entendu une interprétation totalement personnelle et subjective inspirée par les oeuvres de Gloria Friedmann : il est très probable que cette vue est contraire aux intentions de l'artiste et n'engage que moi.

Le monde numérique nous apporte, il est vrai, beaucoup d'avantages mais c'est un fardeau lourd à porter qui doit être maîtrisé.
Sans réaction, l'humanité se dirige vers sa perte (risque d'autodestruction par utilisation d'armes atomiques lors de guerres, dégradation du climat en partie causée par les actions humaines).

On peut penser à s'échapper dans les paradis artificiels via le LSD. Mais est-ce une solution ?
La porte de sortie repose sur l'Intouchable (symbole de chacun de nous) qui doit "ouvrir" son cerveau.
Encore faut-il trouver la bonne clef ?
Pour cela, peut-être ne serait-il pas totalement déraisonnable d'utiliser notre réseau de neurones ?

Une fois la clef trouvée, encore faudra-t-il trouver son chemin dans le labyrinthe de notre cerveau pour "renaître" et étendre notre domaine en direction des étoiles.

Cet itinéraire semble une voie possible, raisonnable, voire optimiste.

Malheureusement, il y a peu de chances que l'humanité choisisse ce chemin …

La contemplation du ciel conjuguée à nos connaissances astronomiques devrait nous permettre de nous rendre compte de notre "néant".
Si les sapiens terrestres étaient gouvernés par la raison, ils prendraient conscience de l'inanité des guerres et autres atrocités. Mais, hélas, il semble très difficile aux êtres humains de maîtriser leur agressivité et de s'abstenir ou tout au moins de canaliser la violence qui semble intrinsèque à tout être humain.

Comme le chantait Marlene, à la fin de la chanson "Qui peut dire où vont les fleurs ?",
Quand saurons-nous ? jamais …

Finalement, si tel est le cas, est-ce une bonne chose que les êtres humains aient accès aux étoiles et sortent du globe terrestre ?
Serait-ce pour, comme c'était le cas pour la "colonisation" des Amériques, apporter la mort et la destruction (guerres, épidémies, …, exploitation des autotochnes et des ressources de ce continent, …, anihilation des traditions spirituelles pour imposer une "prétendue religion vraie", …) ?
Tant que les sapiens terrestres n'auront pas émergé de la barbarie, peut-être est-il hautement souhaitable que la planète Terre reste leur terminus ?

Ceci dit, on peut toujours rêver et croire à l'amélioration des relations entre les êtres humains.
Il n'y a pas que les guerres dans la vie. Les sapiens terrestres ont produit quelques résultats dans les domaines scientifiques et artistiques (hélas trop souvent utilisés ou détournés par les dirigeants pour servir de moyen d'oppression).

Comme l'a dit Pierre DAC :
"Nous avons trouvé le chaînon manquant entre le singe et l'homme, c'est nous."

Sur le tombeau de Claude Gouffier figurent deux crânes encadrant le monogramme et sa devise (écrite de droite à gauche).
Les crânes (ainsi que la représentation du transi) peuvent être rapprochés du tableau "Memento Mori" que Claude a rapporté de Calais en 1558.

Un tableau réalisé en 1533 par Hans Holbein le Jeune porte aussi un crâne : Les Ambassadeurs.

En effet, il contient, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

Le contraste de ce crâne avec le sujet principal de cette peinture qui représente deux hommes importants, un ambassadeur de France auprès de la cour d'Angleterre, dont le frère est lui-même ambassadeur auprès de la papauté et un évêque issu d'une famille de riches marchands, en fait une vanité, une œuvre qui symbolise que la mort rend insignifiants les luxes et les aspirations de l'existence, et que le chrétien doit avant tout se préparer au Jugement dernier.

Claude Gouffier connaissait-il ce tableau ? ....

Dans la collégiale, sur le tableau représentant Saint Jérôme figure un crâne ...

Du 9 décembre 2017 au 18 février 2018, le château d'Oiron, a proposé dans la Chambre du Roi, une installation sonore et interactive de l’artiste Pierre Redon avec la technologie EyeDee de Suricog.

Je reprends brièvement une partie de la présentation officielle :
"Aujourd’hui, 375 ans après le décès de Louis Gouffier, le Centre des monuments nationaux invite l’artiste Pierre Redon pour une création sonore et interactive inédite ... Cette commande prend appui sur les différentes histoires et mémoires qui ont parcouru le monument et le territoire environnant au cours de ces derniers siècles. Entre rituel magique, alchimie cette création sonore offre un dialogue avec le patrimoine du château d'Oiron, l’histoire locale des possessions de Loudun ou l'actualité de l'immigration. Une expérience sensorielle où sirènes et chérubins répondent au regard et à l’émotion de chacun avec des notes de musique (clavecin, contrebasse, violon ou voix humaine), tandis que les allégories de l’Europe, de l’Amérique, et de l’Afrique sous la forme d’une voix narrative amènent chacun à une exploration sonore... "

Pour plus de détails et retrouver les textes, on pourra se reporter au site de Pierre Redon.

Je ne sais pas exactement quelles étaient les intentions profondes de l'artiste. Ce qui suit est purement personnel et ne reflète que ma propre vision.

Il me semble qu'on pourrait faire un parallèle entre les trois textes sonores et les trois étapes de l'oeuvre alchimique (sachant que le nombre d'étapes est très variable suivant les auteurs) :

Europe = oeuvre au noir (dissolution - séparation - purification )
Le texte proposé était en relation avec les possédées de Loudun.

Amérique = oeuvre au blanc (sublimation)
Le texte proposé était en lien avec l'Alchimie et le messager d'Hermès.

Afrique = oeuvre au rouge (rubification)
Le texte proposé était en lien direct avec l'actualité de l'immigration mais il me semble qu'on peut aussi l'interpréter, comme un voyage initiatique : après moult pérégrinations diverses plus ou moins choisies, le retour au village symbolise le retour vers soi-même (vers son soi véritable ?) .


Dans le judaïsme, on évoque la notion de Techouva.

"La repentance est, en fait, synonyme de regret. ...  La Techouva, en revanche, est un retour. Un Juif est bon, par nature et il souhaite avoir un comportement judicieux. Mais ...  il peut aussi mal agir. Il n'en reste pas moins qu'il est bon, de manière naturelle. Sa Techouva est donc un retour aux sources, aux origines, à son moi profond, qui, dès lors, se révèle et dirige sa vie."
Citation provenant du site Loubavitch.fr

Voici quelques extraits de la fin du texte :
"Les années ont passé … Je suis de retour aux portes du désert. Je dois traverser à nouveau pour rentrer au village. J’ai beaucoup grandi. ...
Je suis la gravité, la plénitude, le poids mais aussi la mobilité. Je sens une grande force intérieure et une grande longévité ...
Je ressens les vibrations du sol ...
J’entends les tambours et les oiseaux qui m’appellent au village..."

 

Une relation mathématique et/ou une œuvre d’art peuvent être « lues», « perçues » selon plusieurs niveaux.
Je souhaite prendre comme exemple pour la relation mathématique le théorème de Pythagore et pour l’art une œuvre de Giulia Andreani présentée au château d’Oiron dans le cadre de l’exposition temporaire décalageS (du 15 décembre 2018 au 10 mars 2019).

Sept femmes 2015
série de 7 tableaux, acrylique sur toile 35 x 27 cm chacun
Collection FRAC Poitou-Charentes

Pour plus de détails sur cette œuvre, on pourra se reporter au site du FRAC Poitou-Charentes en cliquant ici.
Pour plus de détails sur l’exposition temporaire décalageS, on peut utiliser le lien : http://amisdeoiron.fr/decalages

Niveau 1 : point de vue émotionnel et/ou esthétique

Ce niveau est basé sur la perception visuelle et sur l’émotion immédiate.
On peut être sensible au dépouillement d’un triangle rectangle, à ses « formes harmonieuses » …
On peut trouver les sept femmes "agréables" à regarder, apprécier leur regard …
Citons un extrait du texte des commissaires-citoyens (dont j’ai eu le plaisir de faire partie) :
« La banalité de la pose et de la tenue pourrait laisser penser qu’il s’agit de simples portraits d’identité. »

Niveau 2 : "collège"

« Ces sept peintures sont des portraits de femmes jugées pour crime contre
l’humanité à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Les femmes portraiturées ne sont pas apprêtées car les photographies de ces femmes
qui m’ont servi de modèles ont été prises au moment de leur détention
avant qu’elles ne soient jugées et exécutées. »
Extrait de l’entretien Giulia Andreani, Sept femmes
Le Point Contemporain, 9 mars 2016

Niveau 3 : "lycée"

La relation d’Al-Kashi se démontre en classe de première S en utilisant le produit scalaire de deux vecteurs. Si ABC est rectangle en A , on retrouve le théorème de Pythagore.


L’artiste fait référence au livre de Wendy Lower : Les furies d’Hitler. Comment les femmes allemandes ont participé à la Shoah, 2014.
« Elle montre comme le nazisme a eu un rôle émancipateur
 les femmes qui étaient soumises au modèle du KKK (Kinder, Küche, Kirche
soit enfants, église et cuisine). Il est très difficile d’évoquer cet aspect de l’histoire, mais il est vrai que les femmes venant de milieux très défavorisés, en adhérent au national-socialisme et en prenant place dans ces postes accédaient à un salaire élevé et à un logement meilleur. »
Extrait de l’entretien Giulia Andreani, Sept femmes
Le Point Contemporain, 9 mars 2016

Niveau 4 : "université"

Au passage, on peut rappeler que les espaces de Hilbert sont utilisés en physique quantique. A chaque système physique est associé un espace de Hilbert. L'état du système est défini à chaque instant par un vecteur normé de cet espace. A toute grandeur physique est associée un opérateur linéaire auto-adjoint : il est l'observable correspondant à la grandeur.
De même, dans la théorie de la Relativité Générale, au lieu d'un espace euclidien dont la métrique qui permet de calculer la distance entre deux points s'obtient en écrivant la relation de Pythagore, on utilise un espace de Riemann en généralisant la métrique utilisée (courbure ou torsion).

Lors de sa conférence, dans le cadre de l’exposition, l’historien et critique d’art, Thierry Savatier s’est interrogé sur ce que ce sadisme nous révèle de la nature de l’être humain.

On rejoint le philosophe Schopenhauer :

« L’homme est au fond une bête sauvage, une bête féroce. Nous ne le connaissons que dompté, apprivoisé en cet état qui s’appelle civilisation : aussi reculons d’effroi devant les explosions accidentelles de sa nature. Que les verrous et les chaines de l’ordre légal tombent n’importe comment, que l’anarchie éclate, c’est alors qu’on voit ce qu’est l’homme »

A. Schopenhauer. Lichtstrahelen aus seinen Werken

Les réflexions suivantes sont totalement personnelles.


L'émergence de la vie a obligé de doter chaque organisme vivant d'un instinct de conservation et d'une certaine dose de violence intérieure afin de permettre sa survie (même si dans la "Nature", parfois, certains organismes collaborent au lieu d'entrer en compétition).
Donc, suite à l'évolution de la vie, pour se maintenir,  tout être vivant est égoïste, égocentrique et raciste.
Ce qui est vrai au plus bas niveau n'est pas forcément adéquat (et souhaitable) à un niveau plus élevé.
L'être humain, plus ou moins confusément, s'est rendu compte que, pour une efficacité collective plus importante, il était souhaitable de canaliser cette violence.
Une première étape est le remplacement de la violence physique par la violence verbale.
Un des buts de la religion (en principe, même si, hélas, elle a l’effet contraire) est de canaliser cette violence par des sacrifices réels (sacrifices humains, sacrifices d’animaux, bouc émissaire ...) ou symboliques (communion, rituel, …)
Il pourrait en être de même du sport remplaçant le combat par la compétition (où tout le monde est à égalité au départ et il n’y a pas de mort violente) même si, hélas, il est aussi utilisé pour renforcer le nationalisme, c'est-à-dire la cohésion d'un Etat au détriment d'une visée plus universaliste.

A contrario, le nazisme (et tous ses avatars) par contre a pour but d'exacerber cette violence.

On peut donc considérer que les actions des Sapiens peuvent se répartir dans les "3 C".
COMBAT
COMPETITION
COOPERATION

On pourrait naïvement penser qu'il s'agit d'une gradation : l'être humain part du combat, puis passe par le stade la compétition et enfin comprenant que tous les êtres humains sont soeurs et frères arriver au stade de la coopération.

Dans le monde actuel (ou précédent), on ne peut pas se passer de la phase de combat : s'il n'est pas livré envers les autres humains, pour survivre, il faut au moins combattre les autres animaux ou tout au moins se protéger d'eux. Pour se nourrir, il semble irréaliste que l'ensemble des humains soient végétariens et même dans ce cas : le cri de la carotte ...
Se passer de la compétition serait se faire des illusions sur la nature humaine ; en effet, de temps à autre (je dis bien de temps à autre et non de façon permanente comme certaines personnes le pensent en supposant que s'il n'y a pas concurrence, l'être humain ne fait rien), une saine émulation permet de "stimuler" les efforts de l'être humain.
De toutes façons, la compétition ou la coopération suppose que tout le monde joue suivant les mêmes règles : une compétition n'a de sens que si elle exclut les "tricheurs" ; la coopération devient rapidement invivable si certains coopèrent de façon lointaine ou profitent du labeur d'autrui.

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Hic Terminus Haeret

La devise de Claude Gouffier est disséminée dans le château et dans la collégiale. Elle provient du monologue de Didon dans l'Enéide de Virgile (Livre IV, 614).
Sa traduction, dans le contexte, peut être : "si ce terme est immuable" (J. Perret) ou "si cette borne est inébranlable" (Paul Veyne)

Selon son emplacement dans le château, on est amené à envisager d'autres acceptions :
"Ici est le terme"
"Ici est la fin"
"Cette fin est fixée"

TANTAENE ANIMIS COELESTIBUS IRAE

Cette phrase figure sur la cheminée du cabinet des Muses
au-dessus du tableau représentant Diane et ses nymphes.
Elle est tirée de l'Enéide (Livre I, vers 11).

Plusieurs traductions sont possibles :
Entre-t-il tant de colère dans les âmes divines ?
Les âmes des dieux éprouvent-elles de si grands ressentiments ?
Les âmes célestes éprouvent-elles d’aussi grandes colères ?
De pareilles rancunes en des âmes célestes ? (Paul Veyne)

Ante Mare, Undae

A ma connaissance, cette phrase n'est pas "physiquement" inscrite dans le château. Cette devise est celle de la famille de Françoise de Rochechouart de Mortemart (Madame de Montespan). Elle met l'accent sur l'ancienneté des origines de la lignée ("Avant que la mer fût au monde, Rochechouart portait les ondes").
On peut interpréter cette phrase de la façon suivante : L'Esprit surpasse la Matière.
Ou alors : Avant (ou sous) la mer des apparences, les ondes de la conscience.

N'oublions pas les devises de la Chambre du Roi

Les informations ci-dessous proviennent de deux articles de Grégory Vouhé qu'on pourra consulter avec profit :
Oiron, La chambre du Roi
Revue : L'actualité Poitou-Charentes n° 102 (octobre - novembre - décembre 2013)
De retour à Oiron
Revue : L'actualité Nouvelle-Aquitaine n° 119 (janvier - février - mars 2018)

On pourra retrouver ces articles sur Internet à l'aide, par exemple, de la page de liens présente sur le site des Amis d'Oiron en cliquant ici.

Le coffrage de menuiserie de la cheminée porte sur ses côtés deux emblèmes figurant des navires et surmontés des inscriptions «tranquillité nuit» et «souvent les vents contraires aident», qui se complètent et peuvent se traduire ainsi : «dangereuse la mer calme, favorables les vents contraires».

Les têtes de chérubins qui soufflent sur une lanterne sont une représentation traditionnelle du vent : "Ce qu'il cache, il le sauve"

Un animal fantastique, le lièvre de mer, s'est prudemment abrité sur le rivage après avoir su détecter la tempête à venir : «La prudence l’a protégé».

Selon Pline, Plutarque et Sénèque, le laurier n'est jamais frappé par la foudre ; cette devise exprime la constance au milieu des coups du sort : «je serai vigoureux malgré l’obstacle»
(isllo est une mauvaise graphie, peut-être dénaturée par l’effacement des
premières lettres ?)

Une pierre est attachée à l'une des branches du palmier : «Ni par son poids, ni par la force».

Une main remplit un moulin à poivre : «en cassant en menus morceaux
il diminue».

Une boussole sur fond de paysage (la partie gauche a disparu) : «… mais il entraîne par amour».

Des chiens la gueule en sang qui se disputent un hérisson : «celui qui n’est pas blessé blesse en voulant blesser».

Un aigle dans les airs (partie gauche manquante); ium est tronqué, ce peut être une désinence de génitif pluriel (peut-être de avium, les oiseaux), mais aussi un nominatif ou un accusatif, par exemple diluvium : le déluge. Animis : «pour les âmes».

Un lion attaque un taureau (il manque la partie droite) : "courageux et bon " ?

On lit seulement la fin de la devise : «la fortune craint»

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Il me semble qu'on peut "percevoir" le château de trois façons (évidemment non exclusives) :

- artistique : collection Curios & Mirabilia, mais aussi peintures de la Galerie Renaissance, cabinet des Muses, plafond de la Chambre du Roi, plafond de la salle d'armes ...

- architecturale et historique : différentes étapes qui ont amené, au cours des siècles (de 1475 à 1985), le château dans son état actuel

- allégorique et symbolique
peintures de la galerie Renaissance, neuf caissons du plafond de la Chambre du Roi, cabinet des Muses (peut-être ?), ... symboles disséminés sur les murs ... éléments de la collection ...

On peut aussi représenter ces trois aspects par trois photos.

La photo de gauche (© P. Labrousse) provient du livre Le château de OIRON Renaissance – La guerre de Troie retrouvée (1974). Elle présente de ce fait une vue du château pré-Meltem.

La photo de droite (© Les Amis d'Oiron) provient des Montgolfiades 2015 et figure, entre autres, sur le set de table proposé par l'Association des Amis d'Oiron (issue, en 1998, de l'association Accueil et Promotion de l'Art Contemporain au Château de Oiron, fondée en 1989).

La photo du bas (© Patricia Beaumont) représente une vue générale du château dans la brume.

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Dans le cadre de l'exposition temporaire décalageS au château d'Oiron du 18 décembre 2018 au 10 mars 2019, les commissaires-citoyens (dont j'ai eu le plaisir de faire partie) ont placé dans les combles du deuxième étage deux oeuvres de Giulia Andreani : Trois femmes (2015, collection FRAC Poitou-Charentes) et Sept femmes (2015, collection FRAC Poitou-Charentes).
Pour plus de détails sur ces oeuvres, voir le site du FRAC Poitou-Charentes.

Pour plus de détails sur cette exposition, on pourra se reporter au site des Amis d'Oiron en cliquant ici.

Pour l'instant ... pas de commentaires ...

 

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