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A l’occasion de la clôture de l’exposition « Grand bazar – choix de Jean-Hubert Martin dans la collection Antoine de Galbert », le château d’Oiron a convié à une déambulation musicale parmi ses salles habitées d’œuvres contemporaines, sur une proposition d’Anne-Laure CHAMBOISSIER-CHAMPROJECTS.
Les artistes se sont inspirés du lieu pour apporter leurs propres compositions à cette harmonie singulière et donneront, aussi, leur interprétation de certains passages de l’œuvre musicale, créée, il y a 28 ans, par Gavin Bryars pour la collection du Château d’Oiron.

Le monument a accueilli le temps d'un après-midi les performances et les interprétations musicales de :

  • PTYX : Jean-Baptiste Apéré, Hélène Aubineau, Marie Chazelle, Camille Gueirard, Yu-Hsuan Pai, Louis Mazzocchi, Antoine Moulin et Pauline Vanagt
  • Violaine Lochu et Julien Desprez
  • Axelle Glaie et Emilie Cousteix

Lors de l'été 2021, les Soirées Lyriques de Sanxay ont lancé un nouveau format : les "Soirées Lyriques en itinérance".

Dans ce cadre, un concert gratuit a été donné le vendredi 30 juillet 2021 à 18 h, dans la collégiale Saint-Maurice d'Oiron.

Une centaine de personnes ont assisté au récital proposé par :
Alfred BIRONIEN, ténor
et Stéphane CARVALHO, guitare

Choix de Jean-Hubert Martin

dans la collection Antoine de Galbert

170 oeuvres sont venues pour trois mois ouvrir un nouveau chapitre du cabinet de curiosités d'Oiron présent depuis 1993 au travers de sa collection permanente d'art contemporain.

Chaque salle s'est enrichie de nouvelles oeuvres qui venaient amplifier les thématiques servant de classification à la collection initiale, ouvrant à des dialogues parfois étonnant entre les deux collections.

Dans les galeries d'exposition, la collection d'Antoine de Galbert s'est déployée selon des thèmes qui lui étaient propres avec une place importante laissée à l'oeil, au visage et ses expressions, aux blessures.

Le dimanche 13 juin 2021, le château a fêté sa réouverture et le printemps avec une fantaisie proposée par un trio de musiciens-bricoleurs du collectif Gonzo.

Aux abords de l'éphémère cabane à musique, d'éminents spécialistes, experts en constructions bois-métal-corne et crin, recyclées et recyclables, nous ont fait partager leurs retours des cabanes.

Dans la presse régionale :

De la poésie sur des tôles au château

Le temps pour horizon de Julie C. Fortier
Nomen Nescio de Nicolas Daubanes

Le temps pour horizon de Julie C. Fortier
Nomen Nescio de Nicolas Daubanes

Les deux artistes investissent les salles historiques, déjà habitées de la collection permanente Curios & Mirabilia, de propositions qui évoluent entre présence évanescente et volonté d’effacement.

Au travers des odeurs dont elle imprègne les salles du château, Julie C. Fortier nous propose l’expérience d’une absence, d’une perte, la mise en évidence d’un effacement, celui produit par le temps. La visite des lieux devient une expérience sensorielle où les parfums se déplaçant au gré des courants d’air servent de guide.

Les œuvres de Nicolas Daubanes, en portant en elles leur propre processus de disparition, viennent se confronter à la pérennité du monument historique.

Sur le tombeau de Claude Gouffier figurent deux crânes encadrant le monogramme et sa devise (écrite de droite à gauche).
Les crânes (ainsi que la représentation du transi) peuvent être rapprochés du tableau "Memento Mori" que Claude a rapporté de Calais en 1558.

Un tableau réalisé en 1533 par Hans Holbein le Jeune porte aussi un crâne : Les Ambassadeurs.

En effet, il contient, au premier plan, une des plus spectaculaires anamorphoses de l'Histoire de la peinture : une forme évoquant un os de seiche se révèle, depuis un point de vue oblique, être un crâne humain, caractéristique des vanités de la Renaissance.

Le contraste de ce crâne avec le sujet principal de cette peinture qui représente deux hommes importants, un ambassadeur de France auprès de la cour d'Angleterre, dont le frère est lui-même ambassadeur auprès de la papauté et un évêque issu d'une famille de riches marchands, en fait une vanité, une œuvre qui symbolise que la mort rend insignifiants les luxes et les aspirations de l'existence, et que le chrétien doit avant tout se préparer au Jugement dernier.

Claude Gouffier connaissait-il ce tableau ? ....

Dans la collégiale, sur le tableau représentant Saint Jérôme figure un crâne ...

Cette création originale de Mari Bastashevski permet aux visiteurs d'explorer la galerie des peintures du monument dans une autre temporalité où le monde survit aux Hommes qui n'existent plus, alors même que cette galerie, place l'Homme au centre de l'histoire puisqu'elle présente sur ses murs un cycle peint consacré à la guerre de Troie, et fait plus largement écho à l'ambition et au rang de Claude Gouffier, propriétaire du château et grand écuyer d'Henri II.
Prenant place dans la galerie des peintures du XVIème siècle, Terra Incognita est visible uniquement en réalité virtuelle pour une expérience personnelle intimiste.
Equipé d'un casque Oculus qui est un casque de réalité virtuelle autonome, le visiteur est projeté dans le même espace qu'il parcourt physiquement mais dans une temporalité différente.