décalageS

Cette exposition a été présentée du dimanche 16 décembre 2018 au 10 mars 2019.

Le château d’Oiron, centre des monuments nationaux & le Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes ont confié la conception d’un projet artistique à des citoyens qui ont répondu à un appel à participation sous la forme de l’équation suivante :
1 Château (Oiron) + 1 collection (FRAC) = A vous de jouer !
Le groupe constitué s’est réuni toutes les 6 semaines pendant plus d’un an pour préparer l’exposition décalageS.

Au château d’Oiron, dédié à l’art contemporain, la collection permanente Curios & Mirabilia a été conçue sur le thème du « Cabinet de Curiosités » faisant appel à la réflexion et à l’imagination, à partir de ce qui existe, de ce qui est vu, de l’apparence.
L’exposition décalageS se proposait d’illustrer – explorer – cette thématique du rapport entre les apparences, les interprétations et la réalité au travers du choix d’oeuvres ouvrant largement le champ des questionnements et des ambigüités.

Les oeuvres présentées étaient les suivantes : Giulia Andreani, Trois femmes, 2015 ; Giulia Andreani, Sept femmes, 2015 ; Anna Baumgart, Weronika AP, 2006 ; Carine Klonowski, Projecteur, 2012 ; Carine Klonowski, Before Sun Sets, 2012 ; Fred Lonidier, 29 arrests, 1972-2010 ; Eric Tabuchi, Portail UTOPARK, 2015 ; Nathalie Talec, Cristal de neige / Arrangement en étoile, 1990-99 ; Marianne Vitale, Earth, 2013.

Dans chaque oeuvre, l’artiste entraînait le spectateur dans une interrogation jouant sur la réalité que l’on connaissait. L’usage de dispositifs et de matériaux inattendus renforçait l’idée de décalages entre la vision habituelle que l’on a de cette réalité et la représentation qu’en faisait l’artiste. Les oeuvres regardées du point de vue de l’artiste et du nôtre venaient affirmer notre désir de comprendre notre monde au travers de l’art contemporain comme autrefois le « Cabinet de Curiosités » incitait aussi à une plus grande connaissance du monde.

Les oeuvres étaient installées parmi l’exposition de la collection permanente Curios & Mirabilia. On les repérait grâce à un cartel se trouvant à proximité de chacune d’elles. Il était composé de 4 pages successives que l’on pouvait consulter :

  • Le visuel de l’exposition décalageS
  • La fiche technique de l’oeuvre
  • Le texte des commissaires
  • La notice du Fonds Régional d’Art Contemporain Poitou-Charentes

Le visiteur était invité à explorer les « décalages » possibles et à se livrer à ses propres interprétations et interrogations.

Dans le vestibule d’entrée, la première oeuvre attendait le public : Cristal de Neige/Arrangement en étoile de Nathalie Talec. Composée de 4000 hexagones de lave volcanique, elle était en opposition au froid de la neige.

Après avoir traversé la salle des faïences, puis la salle de la peinture ultime, le petit escalier blanc permettait d’atteindre le premier étage.
Là, après la salle des jacqueries, on pouvait pénétrer dans la chambre du Roi où tronait « Earth » de Marianne Vitale. Cette sculpture sombre et anguleuse était en profond décalage (grand contraste) avec le plafond coloré, lumineux.

Dans la salle contigüe, la Salle d’Armes, les photographies de Fred Lonidier (29 arrests) éveillaient la curiosité du spectateur.

En restant à cet étage, dans le Salon de l’Arlequin, on pouvait découvrir Portail Utopark, d’Eric Tabuchi. Vers rien … ?

Toujours, au premier étage, au fond de la galerie Renaissance, on pouvait prendre connaissance de Weronika AP, de dos puis de face …

L’escalier Renaissance permettait ensuite d’atteindre les combles du second étage où attendaient les quatre dernières oeuvres de l’exposition.
D’abord, les deux oeuvres de Giulia Andreani : Sept femmes – Trois femmes. Qui étaient-elles ?

Sur le mur d’en face, se projetait : « Before Sun Sets » de Carine Klonowski.

Enfin, la dernière oeuvre : Projecteur, de Carine Klonowski, dans son dépouillement, soulevait une interrogation (ou pas, diraient certains).