Visite de la collégiale

Les photos et les textes ci-dessous proviennent d’une plaquette touristique éditée par la Vallée du Thouet.

 

 

1. La vaste et lumineuse nef possède une voûte très élevée, garnie de nervures saillantes qui forment des clés ornées de superbes écussons « travaillés à jour ».

2. A la croisée du transept, sur les bras et dans le choeur, les voûtes dessinent liernes et tiercerons. Au contraire dans la nef, les voûtes d’ogives restent simples.
Le choeur et le transept étaient réservés au seigneur, qui entrait dans l’église depuis le parc du château par la porte aménagée dans le transept Nord. Au-dessus de cette porte un superbe décor sculpté : coquilles, candélabres, médaillons, rinceaux, écussons…
7 tableaux des XVIème et XVIIème siècles appartenant aux Gouffier, comme le prouve le blason peint sur chacun d’eux sont à admirer. Celui situé à gauche de l’arcade de communication entre le choeur et la chapelle Nord représente Claude Gouffier et son saint patron.

3. Plusieurs tombeaux sont conservés dans le transept Nord et Sud.

4. Celui de Guillaume II Gouffier de Bonnivet est dressé dans un bras du transept dès l’origine, avec celui de son neveu Claude. Ce dernier a choisi de se faire représenter en gisant nu et squelettique. Au centre du soubassement, la devise « Hic terminus haeret » est reprise dans un médaillon, avec autour le monogramme du roi Henri II, dont Claude était le Grand Ecuyer.
Les tombeaux de Philippe et d’Artus sont érigés en 1539. Composés de 5 blocs de marbre, ces deux derniers tombeaux sont probablement des oeuvres des Juste, famille italienne installée à Tours. Artus est représenté en armure. Il apparaît également dans une niche de son propre tombeau avec son collier de l’Ordre et un bâton.
De l’autre côté, son fils Claude conduit le deuil.
Philippe de Montmorency (morte en 1516) gît en costume de religieuse, avec probablement des représentations de ses filles et d’autres femmes de la famille dans les niches constituant un cortège funèbre.

4. Un saurien insolite !
Le caïman du XVIIème siècle visible sur le mur du transept Sud est l’un des plus anciens spécimens empaillés connus. Selon la tradition, il aurait été ramené par Guillaume II de Bonnivet lors d’un de ses voyages. Les gens du pays lui ont souvent prêté des pouvoirs de guérison. Ils lui ont même inventé un passé plus insolite, racontant qu’il avait été attrapé par les saints Hilaire et Jouin : il aurait même été capturé par un preux chevalier qui, en échange, aurait épousé la fille du seigneur d’Oiron, revisitant ainsi le mythe du dragon !

5. Le choeur communique avec deux chapelles latérales, peu profondes, par de grandes arcades au décor résolument Renaissance. Le maître-autel est surmonté d’un tabernacle en bois doré du XVIIème siècle. Les 12 niches abritent les statuettes des apôtres, en noyer.

6. Le remplage des baies de l’abside est de style gothique flamboyant.

 

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