Le triangle d’été – Les constellations imaginaires – 3 août 2018

A 15 h, la plasticienne Alice Ferré proposait un atelier famille : Les constellations imaginaires.


Il était proposé aux participants de découvrir les liens étroits qu’entretiennent art et science. Ils ont été invités à imaginer un système planétaire utopique, et à en réaliser un portrait plastique avec, au cours de l’atelier, la découverte d’une technique de photographie argentique : le rayogramme.

 

 

L’article ci-dessous a été publié dans le quotidien régional Le Courrier de l’Ouest, le vendredi 3 août 2018.
Il fait référence a un atelier proposé par Alice Ferré, le vendredi 27 juillet 2018 (le même que ci-dessus).

L’imagination au révélateur

Il n’y a pas photo : au château d’Oiron, « Les Constellations imaginaires » se sont avérées être un atelier familial très original. Belle leçon de choses pour les participants.


Oiron, au château, vendredi dernier. La plasticienne Alice Ferré animait cet atelier famille (à gauche) pour lequel la lumière naturelle était proscrite.
Chaque création des « Constellations imaginaires » était ensuite projetée : ombres et lumières prenaient vie sur le fond blanc.

Drôle d’ambiance dans les combles centraux du château d’Oiron. Une ambiance tamisée. La lumière naturelle n’est pas la bienvenue. On a calfeutré les ouvertures pour l’empêcher de passer.

« Un support très intéressant pour jouer sur les transparences » Agathe Génié. Chargée d’actions éducatives.

Quelques « points rouges », au-dessous desquels les participants à l’atelier famille ressemblent à des ombres chinoises, donnent un peu de couleur à la salle. Ces lumières permettront de ne pas chambouler leurs travaux.
Au fond, grâce à un rétro-projecteur, différentes formes de toutes les tailles dansent sur un écran blanc …
Bienvenue à l’atelier « Les Constellations imaginaires » conçu et animé par la plasticienne nantaise Alice Ferré, qui fait partie de l’équipe pédagogique du château.
Avant d’avoir la tête dans les étoiles, les neuf stagiaires, de toutes générations, sont penchés sur leur matériau créatif : du papier sensible sur lequel ils conçoivent leur galaxie artistique. Ils dessinent ce qu’ils ont envie de voir dans le ciel. Des découpages complètent le « dispositif ».
La technique du rayogramme ou photogramme est expérimentée. Le papier sensible est mis à tour de rôle dans différents bains chimiques (révélateur, fixateur). On obtient un négatif photographique sans avoir utilisé d’appareil photo !

« Il y a un côté magique. Dans la conception de l’image puis dans ce que révèlent les différents bains. Les feuilles transparentes sont effectivement un support très intéressant pour jouer sur les transparences. La démarche est à apprivoiser mais les participants sont plongés … dans l’inconnu. » souligne Agathe Génié, chargée d’actions éducatives au château d’Oiron.

Les résultats finaux ou expérimentaux sont projetés sur radio-projecteur. Ombres et lumières prennent alors toute leur mesure. Les dessins, les volontés liminaires de chacun sont rehaussés par les parties « noires », « grises » ou « blanches » que les bains ont révélées.

Guillaume RAINEAU redac-thouars@courrier-ouest.com