Le triangle d’été – Brûlures saisonnières animées – 3 août 2018

En collaboration avec « L’ObservaThouars », atelier d’astronomie du Centre Socio Culturel de Thouars, le château proposait, de 10 h 30 à 18 h 30, un atelier inspiré des « Brûlures solaires » de Charles Ross : « Brûlures saisonnières animées, planétaire en mouvement ».

 

Dans le salon du Soleil, Daniel, membre de l’ObservaThouars, expliquait, à partir de vidéos, schémas à l’appui, la variation de la forme des brûlures du soleil selon le moment de l’année, en particulier près d’un solstice ou d’un équinoxe.

 

Pour plus de précisions, toute une documentation pouvait être consultée sur place.

 

A côté, dans le salon des Belles-Lettres, on pouvait assister à la démonstration d’un planétaire en mouvement : il s’agit d’une maquette animée du système solaire qui respecte les vitesses relatives des planètes sans toutefois respecter les dimensions.

 

A l’extérieur, dans le parc, le matériel était préparé pour l’animation nocturne du soir.

 

Le dispositif de Charles Ross avait été reconstitué (planche de bois peinte placée sous le foyer d’une lentille de Fresnel).

 

Pour plus de précisions scientifiques, il est fortement conseillé de consulter le site Internet du club d’astronomie thouarsais : L’ObservaThouars

 

L’article ci-dessous a été publié dans le quotidien régional La Nouvelle République le dimanche 5 août 2018

La Nuit des étoiles comme un don du ciel

Arts et sciences étaient dans tous leurs états vendredi, au château d’Oiron, à l’occasion d’une journée et d’une soirée animée par l’ObservaThouars.

Certes, l’étouffante chaleur qu’il diffuse actuellement n’est pas de tout repos. Mais sans le soleil, point de salut pour la Terre et les Terriens ! L’astre était donc l’une des vedettes de la journée inédite animée vendredi au château d’Oiron par les bénévoles de l’ObservaThouars, le club d’astronomie du centre socio-culturel du Thouarsais. Une conjugaison insolite mais loin d’être incongrue. « Le point de départ de cette journée baptisée « Triangle d’été » est l’oeuvre de Charles Ross (lire ci-dessous)«  explique Agathe Génié, chargée d’actions éducatives au château d’Oiron.

Conditions idéales
Un lieu singulier, mariant patrimoine historique et art contemporain, qui fait partie du centre des monuments nationaux, club très fermé (une centaine de sites en France) et prestigieux (Mont Saint-Michel, Arc de Triomphe, Panthéon …). « L’idée est de montrer les liens étroits entre l’art et la science, comme à la Renaissance. C’est un peu la raison d’être du château, qui abrite d’ailleurs un cabinet de curiosités. » L’ObservaThouars ne s’est pas fait prier pour participer. « Nous sommes ravis de pouvoir profiter de ce cadre exceptionnel, se réjouit le président Robert Poudret. Les conditions sont idéales pour l’observation, bien mieux qu’à Thouars ou près des villes trop éclairées. Il y a juste quelques éoliennes, au loin. »
Pas de quoi gâcher son plaisir et celui des bénévoles qui, avec leurs téléscopes braqués vers le ciel, ont accueilli des dizaines de personnes durant la journée, et près d’une centaine en soirée. « La Nuit des étoiles est programmée chaque année début août, car c’est la période des Perséides, des pluies d’étoiles filantes qui sont en fait des débris de comètes. Mais il y a plein d’autres choses à voir. » Notamment Mars, particulièrement proche de la Terre actuellement et donc mieux visible, mais aussi Vénus, Jupiter ou Saturne. Sans oublier le soleil évidemment. Même si en ces temps de canicule, on aimerait bien que lui nous oublie un peu …

Frédéric Michel

*** Une année de brûlures solaires
Quand il fait si chaud, rien ne vaut la fraîcheur intérieure d’un château … L’occasion de voir de plus près le travail réalisé par l’artiste Charles Ross, il y a plus de 25 ans, oeuvre qui est à l’origine de cette journée inédite. Il s’agit de 365 brûlures solaires réalisées au Nouveau-Mexique entre le 20 mars 1992 et le 19 mars 1993, obtenues en plaçant chaque jour une planche peinte en blanc sous une lentille de Fresnel (ou lentille à échelon) exposée au soleil. Chaque plaque retranscrit ainsi l’ensoleillement d’une journée. Les passages nuageux laissent ainsi des blancs sur les planches et les brûlures s’avèrent plus ou moins courbées selon la saison.
Une oeuvre décryptée scientifiquement par Daniel Muzellec, lui aussi membre de l’ObservaThouars et grand passionné d’astronomie. Il a d’ailleurs réalisé un modèle sur son ordinateur afin de montrer aux visiteurs pourquoi et comment les plaques étaient si diversement brûlées.

 

*** Un planétaire grandeur nature
Dans une autre salle, un autre membre du club présente un objet rare : un planétaire fabriqué en Angleterre. Un sorte de galaxie en modèle réduit … « Il fonctionne avec un micro-moteur et des engrenages pour faire tourner les différentes planètes autour du soleil, explique Michel Page. Toutes les planètes du système solaire sont représentées, même des planètes naines : Pluton, Cérès, Eris … » Les échelles sont respectées pour les tailles comme pour les vitesses de rotation. Même la lune est présente, toute petite. De la mécanique de haute précision ! « Il fait très chaud en ce moment, enchaîne Michel Page, et pourtant nous ne sommes pas au plus près du soleil, nous sommes même au plus loin. C’est en hiver que nous sommes au plus près, mais l’inclinaison de notre planète fait que le rayonnement solaire est moins direct. » Dernière devinette : à quelle vitesse la Terre tourne-t-elle autour du soleil ? « 30 km par seconde », soit 108 000 km/h. Vertigineux !

 

Quelques photos glanées sur la page Facebook du château d’Oiron