Déclassement – 23 juin 2018

Le vernissage commence par les discours d’ouverture des personnalités (Carine GUIMBARD, Barbara SIRIEIX, …)

Quelques oeuvres présentées (parmi bien d’autres à découvrir)  …

L’après-midi se termine par le verre de l’amitié.

Pour un léger survol du début de l’allocution de Barbara SIRIEIX, vous pouvez télécharger une petite vidéo en cliquant ici.

 

L’article ci-dessous a été publié dans le quotidien régional La Nouvelle République le lundi 23 juillet 2018

Exposition

A Oiron,  » Déclassement  » de première classe

Une dizaine d’artistes du monde entier ont collaboré au projet d’exposition présenté jusque fin septembre au château d’Oiron par Barbara Sirieix.

L’exposition « Déclassement » est visible jusqu’au 30 septembre prochain au château d’Oiron  ©PhotoNR

Jusqu’au 30 septembre, le Centre des monuments nationaux présente, au château d’Oiron, l’exposition « Déclassement », proposée par Barbara Sirieix, curatrice. Pas moins de dix artistes se sont portés sur ce projet d’exposition traitant majoritairement de la réintervention et du réemploi de matériels d’anciennes expositions, mais en créant de nouvelles œuvres.
« Ces artistes viennent d’un peu partout en France et même de l’étranger, notamment de New York », précise Karine Guimbard, administratrice des lieux. Barbara Sirieix commente : « Béatrice Balcou, Hélène Bertin, Tyler Coburn, Mathis Gasser, Mobilier Peint, Aurélien Mole, Jay Tan, Céline Vaché, Oliviéri et France Valliccioni sont venus interroger le processus de sédimentation de l’histoire, 25 ans après l’installation de la collection contemporaine “ Curios et Mirabilia ” dans le château ».
Notons qu’à partir de 1993, le château devient l’écrin d’un ambitieux programme artistique, librement inspiré des cabinets de curiosités de la Renaissance. « Peut-on être à la fois contemporain et patrimonial ? C’est sur ce questionnement que le Centre des monuments nationaux se penche avec les regards des dix artistes de cette exposition », note Karine Guimbard.
Quant à Barbara Sirieix, la commissaire, elle poursuit : « J’ai véritablement découvert le château d’Oiron l’an dernier grâce à l’artiste Mohamed Bourrouissa, qui a créé l’installation d’œuvres d’art contemporain à l’intérieur du bourg d’Oiron, dans des commerces et des habitations. Il fallait oser et ce fut un succès. Grâce à Mohamed, j’ai ressenti une sorte d’invitation à faire une chose similaire. Les artistes sont venus quelque temps et à plusieurs reprises s’inspirer des lieux, de l’architecture et des œuvres hantant le château, afin de créer avec les restes d’expositions temporaires, trouvés dans des lieux cachés ou méconnus du château. »
Résonances et dissonances Partant de ces savoirs, de ces observations, les artistes ont mobilisé des épisodes plus ou moins connus, ainsi que des objets d’usage domestique, de la vie des villages, plus ou moins visibles des lieux, notamment des résidus des précédentes expositions et des éléments mobiliers classés. Les dix artistes interviennent dans différents espaces du château, créant des résonances et dissonances, anticipations et alternatives d’interprétation pour certaines œuvres de la collection et certains éléments de l’architecture.
Le château d’Oiron, inlassablement, se pose des questions pour évoluer, perpétuellement à la recherche d’initiatives. Certes, les œuvres qui y sont installées ont vieilli mais restent terriblement actuelles. Ce monument historique est un monument d’aujourd’hui, mais aussi et surtout un monument du futur.

Cette oeuvre utilise les résidus d’expostion à l’intérieur de l’architecture  ©PhotoNR