décalages – Carine Klonowski – 19 janvier 2019

Le samedi 19 janvier 2019, à 14 h, une quarantaine de personnes ont pris place dans la salle Baumgarten afin d’assister à la lecture – performance de l’artiste Carine Klonowski.

’artiste a proposé une lecture conçue spécialement pour l’occasion.
Elle a témoigné de l’apparition d’un mystérieux phénomène, souvent porté à l’écran mais rarement étudié.

FAISCEAUX SUR LA SIERRA NEVADA

Elle semblait croître d’intensité… puis diminuer. Il était clair que son déplacement n’était pas désordonné. C’était comme si l’Ether était descendu des montagnes hallucinées.

La performance a mis en jeu perception du paysage, quête, attente, fantasme du spectaculaire. Elle a été suivie d’un échange avec l’auditoire sur les différentes questions soulevées par la lecture.

Le groupe a ensuite gagné dans les combles du deuxième étage où l’artiste a commenté ses deux oeuvres présentes dans l’exposition : Before Sun Sets et Projecteur.

Pour terminer l’après-midi, les commissaires citoyens ont présenté l’exposition au petit groupe de l’association des amis du FRAC Poitou-Charentes qui avait fait le déplacement pour cette occasion.

Sierra_Nevada : fond d’écran MacOS Sierra

Pour visualiser une petite vidéo de l’écran après la fin de la lecture, cliquer ici.

L’article ci-dessous à été publié dans le quotidien régional Le Courrier de l’Ouest, le samedi 19 janvier 2019

Une performance au château

Dans le cadre de l’exposition décalageS, l’artiste Carine Klonowski propose cet après-midi une performance publique au château d’Oiron.

Guillaume RAINEAU
redac.thouars@courrier-ouest.com

Deux coups de coeur instantanés. Lors de leur visite au Fonds régional d’art contemporain (FRAC) Poitou-Charentes en vue de préparer l’exposition décalageS* qu’ils ont eux-mêmes imaginée, les commissaires-citoyens d’Oiron ont littéralement flashé devant les oeuvres « Projecteur » et « Before Sun Sets ». Créées toutes les deux en 2012, elle sont l’oeuvre d’une même artiste, Carine Klonowski, qui partage son temps créatif entre la région parisienne et Clermont-Ferrand.

« Cette simplicité est très exigeante »

Elles ont été intégrées à décalageS. Derrière leur simplicité – la lumière projetée sur un mur blanc qui suggère un phénomène naturel pour l’une ; la photo d’un soleil couchant sur un écran géant où apparaît un chronomètre qui ne cesse de « tourner » pour l’autre -, elles peuvent laisser libre cours à des interprétations différentes, susciter des décalages de perception. Les yeux rivés sur le mur ou l’écran, on a l’impression qu’il va se passer quelque chose … Alors, on reste et on continue d’observer.
« Cette simplicité est très exigeante. Le Projecteur est par exemple un spot d’exposition qui peut passer pour un matériel qui a traîné là … La chose projetée est beaucoup plus poétique qu’il n’y paraît. Il faut que tout soit bien carré autour et des conditions « idéales » de présentation des oeuvres sont nécessaires », décrit l’artiste, qui se dit « enchantée et favorable à cette démarche entreprise par les citoyens. Ce décloisonnement permet de faire vivre les oeuvres différemment. »
« Projecteur » et « Before Sun Sets » ont été acquises par le FRAC Poitou-Charentes en 2015 : la vie de château qu’elles mènent à Oiron depuis déjà un mois permet d’en avoir un éclairage inédit.
Carine a accepté avec enthousiasme l’invitation des citoyens-commissaires à encadrer deux temps forts au château. Hier, elle a animé un atelier pédagogique destiné aux scolaires de l’école de Pas-de-Jeu : un des commissaires de l’expo l’a même assistée dans son approche (NDLR : à noter aussi qu’une co-commissaire de décalageS hébergeait l’artiste chez elle pendant son séjour oironnais). Ce samedi, Carine Klonowski accomplit à partir de 14 heures une performance publique (incluse dans le droit d’entrée au château), dans la salle Baumgartent du monument. « Elle se fera sous forme de lecture conçue spécialement pour l’occasion. Julie Perez, médiatrice au FRAC, m’a parlé des notions qui avaient majoritairement marqué les commissaires dans mes pièces, comme l’attente ou le désir de spectaculaire dans le paysage. Je vais raconter l’histoire d’un phénomène mystérieux dont j’ai été témoin … » La performance devrait entraîner elle aussi des discussions !

*Exposition à voir au château d’Oiron jusqu’au 10 mars 2019.

Atelier pédagogique hier matin. Les enfants ont appris à créer des effets spéciaux ou des atmosphères spéciales avec des appareils assez simples ou pas destinés à ça.

A SAVOIR

La fréquentation en hausse

Quelques 21 600 personnes sont passées par la billetterie du château d’Oiron, en 2018. La fréquentation est en hausse puisque le cap des 20 000 entrées n’avait pas été franchi douze mois auparavant. « C’est une satisfaction. On a connu une baisse de la fréquentation en juillet (NDLR : un effet de la Coupe du monde de foot ?). Par contre, elle été assez dense de mars à juin et positive en fin d’année. On a également eu du monde pendant les vacances scolaires », apprécie Carine Guimbard, administratrice du château d’Oiron.
Le monument de l’époque moderne a attiré plus d’individuels et un peu moins de scolaires. En comptabilisant les visiteurs qui viennent assister gratuitement à certaines animations proposées au château (Fanf’Oiron par exemple), la fréquentation globale de l’année écoulée tourne autour des 25 000 personnes.